Guide pour la construction

Pour faciliter la construction d’une maison, rien ne vaut le suivi des étapes successives allant de la préparation du budget jusqu’à l’exécution des travaux. La recherche du terrain, l’élaboration des plans et le choix des matériaux de construction sont autant de tâches à faire, ou plutôt à faire faire par un professionnel. Pour ne pas commettre des erreurs, chaque étape exige un savoir-faire éprouvé en plus du respect des réglementations en vigueur. Des démarches administratives sont à entreprendre, sans oublier l’assurance construction. Vous voulez connaître les détails de la construction de la maison de vos rêves ? fcbainfo.fr vous invite à suivre le guide point par point, de A à Z.

Budget : du crédit aux taxes en passant par les frais

Tout est question de sortie d’argent. Pour ne pas avoir de désagréables surprises, élaborez un plan de financement pour votre projet. Vous pouvez vous faire aider par votre conseiller bancaire ou par votre courtier, ou aussi par votre architecte, selon le cas. Si vous sollicitez un crédit, un apport personnel est à prévoir. Ensuite, vous aurez à répartir votre capital entre les mensualités de votre crédit, le foncier et la construction en question. N’oubliez pas l’aménagement extérieur. Les frais, très diversifiés, ne sont pas négligeables. Ils se répartissent comme suit :

  • Les frais nécessaires à l’emprunt qui incluent les frais de dossier et les intérêts intercalaires
  • Les frais fonciers, c’est-à-dire les dépenses à allouer à l’étude du sol, la mise en viabilité du terrain et le bornage, sans oublier les frais de notaire ainsi que la commission pour l’agence immobilière.
  • Les frais de construction incluant la présentation du permis de construire à l’architecte, l’assurance dommages-ouvrage, les fonds nécessaires pour les travaux de finition et les petites dépenses.

Les taxes se répartissent en une taxe locale d’équipement ou TLE, une taxe de raccordement aux réseaux, plus particulièrement à l’égout, sans oublier la taxe foncière.

En quête d’un terrain constructible

Une fois le budget estimé et assuré, il est temps d’acquérir un terrain. Les plus indépendants sauront chercher eux-mêmes le bon terrain à bâtir, fondement de leur maison. Les non-connaisseurs, eux, le feront avec l’aide d’un agent immobilier, ou d’un lotisseur, ou encore d’un géomètre expert, et pourquoi pas d’un notaire qui est en mesure de valider l’achat ?

Si vous vous occupez vous-même de la prospection du terrain, sachez que chaque ville a ses propres règles d’urbanisme, même s’il y a des règles communes à toutes les localités. Il faut alors connaître ces règles. De la nature du sol et du type de terrain vont dépendre les règles d’urbanisme. Il faut donc bien connaître ces deux facteurs pour pouvoir s’enquérir des règles afférentes. Le Plan Local d’Urbanisme ou PLU vous sera d’une aide précieuse. La recherche du terrain à bâtir ou à viabiliser peut se faire sur Internet, dans les magazines spécialisés et dans les petites annonces. Il existe des endroits constructibles et non-constructibles selon la nature du sol, aussi et surtout, en fonction de l’environnement. La construction sur les terrains boisés ou dans les réserves naturelles est en général interdite.

Le jeu de plans

La conception du jeu de plans est passionnante car elle permet de se projeter dans sa future résidence. C’est à la fois une partie de plaisir et une tâche très sérieuse. Il ne faut donc pas sous-estimer cette étape. L’aide d’un architecte est fortement recommandée. D’ailleurs, lui seul pourra valider les plans élaborés. Les plus créatifs pourront personnaliser leur habitat. Les moins inventifs pourront se procurer des plans d’architecte tout faits. Dans l’établissement des plans, il faut à la fois tenir compte du budget et du terrain, des besoins et des envies, tout en pensant au mode de vie des futurs occupants de la maison.

Le plan de masse qui met en évidence l’emplacement de l’habitation considérera les servitudes de la zone à bâtir. Par ailleurs, il faut aménager l’habitat de façon à réduire autant que possible les risques naturels et technologiques inhérents au terrain. Dans la conception des plans, la surface habitable est à estimer en fonction du budget et du nombre d’occupants de la maison, sans oublier le niveau de confort désiré. Il faut savoir qu’il y a une réglementation à connaître : la réglementation locale sur le coefficient d’occupation du sol ou COS.

Les matériaux de construction à choisir

Notre réflexe est de penser au béton à l’évocation d’un bâtiment. Sachez toutefois qu’il n’y a pas que le béton, même si c’est le matériau classique qui garantit la stabilité de la structure en raison de sa masse. Il y a en outre la brique isolante dont les propriétés mécaniques équivalent à celles du bloc de béton, tout comme la mise en œuvre. Son atout réside dans sa performance thermique. Ce matériau écologique s’avère plus coûteux que le béton. Le béton cellulaire, pour sa part, est aussi un très bon isolant. Sa mise en œuvre est beaucoup plus aisée parce qu’il peut être découpé sans peine, permettant ainsi de nombreuses variantes architecturales. Cependant, sa légèreté le rend moins résistant aux conditions extrêmes. Sa durée de vie demeure une interrogation, mais tout ce qu’on sait de ce matériau en provenance des pays de l’Est, une fois abîmé, il ne peut être renouvelé, contrairement au bois qui, lui, se bricole facilement. Le bois est qualifié de matériau d’avenir en raison de sa longévité, de sa facilité d’entretien, de son caractère isolant (thermique) et de sa présentation. S’il est recueilli des forêts labellisées PEFC/FSC, alors son caractère écologique et durable est indéniable. Le bois traité résiste très bien aux nuisibles.

Il existe beaucoup d’autres matériaux de construction dits alternatifs dont la mise en œuvre nécessite un savoir-faire éprouvé de la part de l’entreprise exécutante des travaux.

Les formalités administratives

Avant, pendant et après le chantier, des démarches administratives sont à entreprendre afin de pouvoir ériger le bâtiment légalement, en toute sérénité. Elles concernent soit le terrain à bâtir, soit le permis de construire.

  • Les démarches administratives liées au terrain à bâtir

L’acquéreur d’un terrain à bâtir doit demander un certificat d’urbanisme à la mairie. C’est gratuit. Cette pièce confirme que la zone est bien constructible. Elle mentionne les droits et devoirs de l’acquéreur. Sa durée de validité est de 18 mois. Outre la constructibilité du terrain, le fait de savoir si celui-ci est viabilisé ou non est important. Il y a des formalités administratives à accomplir car il y aura toujours des raccordements à faire (eau, électricité, téléphone ou gaz). Quant aux servitudes, elles relèvent du droit privé. Citons le droit de passage en particulier. Les servitudes d’utilité publique, si elles existent, vont réduire votre occupation du sol.

  • Les démarches administratives rattachées au permis de construire

Elles se résument à la demande de permis de construire, à son affichage aussi bien sur le lieu d’implantation qu’à la mairie, à la déclaration de l’ouverture du chantier, à la déclaration de la fin du chantier, à la réception des travaux et à l’attestation de la RT 2012.

Faire appel à un professionnel du bâtiment pour la réalisation du projet

Selon votre degré de connaissance en matière de construction, vous avez trois façons de choisir votre constructeur, mais il faut que ça soit un professionnel du bâtiment.

  • Vous faites directement appel à un constructeur qualifié qui se chargera absolument de tout.
  • Vous vous positionnez en maître d’œuvre et vous désignez un constructeur comme maître d’ouvrage, c’est-à-dire que ce maître d’ouvrage prendra votre place en tant que donneur d’ordre à une entreprise.
  • Vous vous occupez de la construction, mais vous vous faites assister par des artisans compétents comme des maçons, des plombiers, des électriciens et autres, en fonction du corps de métier.

Il n’est pas du tout facile de reconnaître le bon constructeur. Chacun de vos interlocuteurs vous apportera un argument fort et convaincant. Alors, autant consulter notre guide pour trouver un constructeur de maison pour mieux vous retrouver.

Faites-vous assurer avant, pendant et après la construction !

L’assurance est obligatoire, mais il y a des types de couvertures facultatives. Comment se retrouver entre les différentes couvertures comme l’assurance dommages-ouvrage ou l’assurance responsabilité civile décennale ?

L’assurance dommages-ouvrage est obligatoire pour le maître d’ouvrage, et l’assurance de responsabilité civile décennale l’est pour les constructeurs. Le but de ces couvertures est la garantie du bien immobilier assuré contre les malfaçons susceptibles d’affecter la robustesse de la construction ou aussi sa destination. De telles assurances courent dans les 10 ans qui suivent la réception de l’ouvrage.

Le souscripteur à l’assurance dommages-ouvrage peut être le propriétaire du bien, le mandataire ou la personne qui cède l’ouvrage. Il peut aussi être le syndic de copropriété si celui-ci est le donneur d’ordre ou bien le promoteur immobilier. La souscription à l’assurance dommages-ouvrage doit se faire bien avant le début des travaux.

L’assurance responsabilité civile décennale dont la garantie court dans les dix années qui suivent la réception des travaux est obligatoire pour le constructeur. Elle permet de rembourser les travaux de réparation des parties affectées du bâtiment, y compris les travaux de démolition, de démontage ou de dépose et même de déblaiement.